Une ligne claire
En dépit de son refus, la commune fait partie de la communauté de communes du bassin de Mortagne au Perche depuis le 1er janvier 2008.
Conformément à la loi, un recours a été introduit devant le tribunal administratif de Caen qui a débouté la commune. Le conseil municipal a fait appel de ce jugement. La procédure est en cours jusqu'à la fin de l'année probablement.
D'ici là, la commune doit poursuivre son fonctionnement et ses investissements. Les contribuables, particuliers et entreprises, déjà pénalisés par le nouvel impôt intercommunal ne doivent pas payer deux fois. C'est la raison pour laquelle, dans l'attente de l'aboutissement des contestations en cours, les différentes compétences doivent être exercées par ceux qui ont prélevé les impôts s'y rapportant. De bon ou de mauvais gré, les démarches et les contacts doivent être pris à cette fin. Tout doit être évité qui coûterait injustement à la commune.
Ce faisant, la municipalité ne cessera pas de dire son opposition au coup de force dont elle a été victime. La démocratie et le suffrage ont été bafoués grossièrement par ceux-là même qui devaient les défendre. C'est déplorable.
Dans ces circonstances la commune n'est plus maître de son destin. Le conseil municipal doit faire pour le mieux en pensant à ses administrés dans un système qu'il subit et avec lequel il ne peut rivaliser aujourd'hui.